Le « Réseau Paix pour le Congo (Italie) » mobilisé autour de John Mpaliza, un jeune Congolais qui a effectué en septembre 2012 une marche de 1600 km entre l’Italie et Bruxelles pour sensibiliser le monde sur la situation dramatique que vivent les populations congolaises, a initié en collaboration avec le Forum des Associations congolaises de l’Etranger « FACE », dont il fait partie, une manifestation stationnaire :
Un SIT-IN le mardi 5 mars, de 11h à13h, au Rond-Point Schuman, à Bruxelles pour revendiquer la restauration d’une paix durable en RDC.
Cette restauration d’une paix durable en RDC est impossible sans la justice.
Depuis 1998, la RDC est agressée de manière récurrente par deux pays voisins par le truchement de rebellions qu’ils créent et instrumentalisent, approvisionnent en militaires, armes et munitions, et, financent. Ces pays n’ont jamais été formellement et véhément condamnés par les Nations Unies ni sanctionnés, en dépit des crimes de guerres imprescriptibles et crimes contre l’humanité occasionnés par ces rebellions.
Même en étant sortie de sa torpeur, suite à la prise de Goma par le M23, pour enfin reconnaître la problématique, le secrétaire général de l’ONU n’a pas osé citer explicitement les deux pays agresseurs, se contentant juste d’évoquer un soutien anonyme extérieur aux rebelles. Pourtant, ces agressions répétitives ont généré la profanation du corps des congolaises, l’enrôlement forcé des enfants comme soldats, le déplacement des milliers de familles, le massacre des populations civiles sans défense et le pillage des ressources naturelles du pays.
C’est pourquoi le « Réseau Paix pour le Congo » et FACE déplorent le fait que l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région signé à l’initiative de l’ONU le dimanche 24 février à Addis-Abeba ait occulté les responsabilités des crimes commis en RDC en taisant les agressions récurrentes subies par la RDC ainsi que les noms des pays agresseurs, tout en amnistiant les génocidaires, en dépit des preuves irréfutables, relevés par les experts de l’ONU, des crimes contre l’humanité perpétrés lors de ces agressions, une situation qui dénie la justice aux congolais et pérénise l’impunité.
Ainsi, en tant que citoyens européens membres de FACE, nous pensons qu’un changement radical d’attitude de l’Union Européenne vis-à-vis des pays agresseurs peut infléchir positivement sur le cours des évènements. Aussi lançons-nous un appel aux membres de la diaspora congolaise et aux amis solidaires des populations congolaises de venir nombreux pour exiger, ensemble, de l’Union Européenne, qu’elle prenne ses responsabilités pour stopper la guerre de pillage en RDC, l’impunité des auteurs des crimes de guerre et contre l’humanité, le fémicide, les massacres des populations civiles, le déplacement forcé des familles et l’enrôlement des enfants soldats.
Au terme du sit-in, une délégation sera reçue par le cabinet de madame Catherine Ashton, la Vice-Présidente de l’Unon Européenne, pour la remise des signatures d’une pétition.
Fait à Bruxelles, le 25 février 2013.
Pour le Réseau Paix pour le Congo » et « FACE »
Contacts :
Nicole Emany tél : +32485254303 email:emanycole@yahoo.fr
Béatrice Léonard Lomami : tél : +32489689084 email : mediconsults@yahoo.fr
Pourquoi on cherche toujours les solutions ailleurs,alors que tout doit commencer a denoncer le pouvoir en place qui ne s’occupe pas de proteger la souverainnete du Congo?Comment ces rebellions ont vu le jour?Chers compatriotes,regardons la verite en face.Malgre des innombrables irregularites commises par Kabila,ces memes europeens ont avalise son mandat presidentiel.Le sit-in ne changera rien seul leurs interets comptent.
Exiger de l’Union Européenne qu’elle prenne ses responsabilités, ce n’est pas nécessairement chercher des solutions ailleurs. Cela peut-être aussi une manière de jouer cartes sur table avec elle. Un des objectifs des sit-in est tout aussi de montrer que les congolais sont debout et ont compris le jeu auquel l’Union Européenne joue.
Je pense que l’Union Europeenne nous a deja prouve par A+B qu’elle est complice de tous le cirque qui se passe en Afrique. Elle intervient la ou elle a son interet( Libye, Cote d’Ivoire) et elle ferme les yeux la ou elle peut profiter( RDC).
Maintenant, il faut passer de sit-in a « stand-in ».
L’action est bonne mais tant qu’on restera dehors, ils regarderont nos sit-in du haut de leur bureau comme ils regardent la tele.
Organisons nous pour aller leur parler directement dans leur bureau et leur faire comprendre que la prochaine etape sera encore pire.
Une fois qu’ils nous craindrons, il vont negocier….
Alemo: Vous avez tout à fait raison.