Signée le 12 décembre 2013 à Nairobi sous l’égide de l’ONU, de l’UA et de la CIRGL, cette « Déclaration » (Kinshasa refusant le terme « accord » pour ne pas légitimer le M23) entérine la défaite militaire du mouvement. Le M23 renonce officiellement à la lutte armée ; le gouvernement congolais s’engage à une loi d’amnistie pour faits de guerre, excluant les crimes contre l’humanité.
Impact sur le Congo et les Congolais :
Nairobi 2013 est une victoire militaire congolaise transformée en défaite diplomatique. Kabila signe, seul, sans consulter son gouvernement ni le Parlement, un texte permettant au M23 de renaître politiquement via l’amnistie. Les négociateurs congolais et le chef de l’armée de terre avaient pourtant rejeté ces conditions.
Pour les victimes, aucune justice n’est rendue. Les cadres du M23 sont exfiltrés au Rwanda et en Ouganda — en violation de l’accord-cadre d’Addis-Abeba — et se réorganisent. Dix ans plus tard, le M23 réapparaît plus puissant que jamais, démontrant que Nairobi n’était qu’une pause.
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