Le Rapport Kassem est le rapport final du Groupe d’experts onusien sur l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC, présidé par l’ambassadeur égyptien Mahmoud Kassem. Publié en 2002 et présenté au Conseil de Sécurité de l’ONU le 30 octobre 2003, il cartographie les réseaux d’élite — rwandais, ougandais, zimbabwéens et congolais — qui pillent systématiquement les minerais, l’or, le coltan et le cobalt congolais pour financer la guerre.
Lien avec la guerre au Congo.
Le rapport démontre que le Rwanda a mis en place une véritable « économie de guerre » autofinancée : après un semblant de retrait militaire, Kigali a maintenu des soldats déguisés et placé des hommes d’affaires rwandais à la tête d’entreprises paraétatiques congolaises. Des milliers de réfugiés tutsis congolais furent rapatriés de force dans le Nord-Kivu pour consolider l’emprise territoriale. Le rapport nomme explicitement les réseaux d’intérêts qui font que « la guerre s’autofinance et se poursuive ».
Impact.
Kassem établit que sans démantèlement de ces réseaux de prédation, aucune paix durable n’est possible au Congo. Pourtant, ingeta.com note qu’aucune des recommandations du rapport n’a été suivie d’effet, et que ces mêmes « réseaux d’élite de prédation » continuent de gouverner le pays par procuration.
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