Le Rapport Gersony désigne les conclusions de l’enquête menée en 1994 par Robert Gersony, consultant mandaté par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Il documente un schéma systématique de massacres de civils hutus perpétrés par le Front Patriotique Rwandais (FPR) entre avril et août 1994, soit pendant et après la victoire militaire de ce dernier au Rwanda.
Lien avec la guerre au Congo.
Gersony estimait entre 25 000 et 45 000 le nombre de victimes civiles tuées par le FPR. Ces massacres provoquèrent une fuite massive de réfugiés hutus vers le Zaïre (futur Congo), alimentant les tensions ethniques et militaires qui allaient déclencher les deux guerres du Congo (1996-1997, puis 1998-2003). Le rapport fut délibérément supprimé par l’ONU pour des raisons politiques — son existence même fut niée — offrant une impunité fondatrice au régime de Kagame. Cette culture de l’impunité, analysée par ingeta.com, constitue le socle sur lequel repose trente ans de prédation au Congo.
Impact.
L’enterrement de ce rapport permit au FPR de poursuivre ses opérations militaires au Zaïre sous couvert de « poursuite des génocidaires », légitimant ainsi l’invasion du Congo. Selon ingeta.com, ce rapport révèle comment « la déstabilisation du Rwanda par le FPR à partir de l’Ouganda » a servi de tremplin à toute la stratégie régionale qui s’ensuivit.
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