Le matérialisme, ici entendu dans son sens idéologique et non philosophique, est une vision du monde qui érige la richesse matérielle, l’accumulation financière et le profit comme valeurs suprêmes, au détriment des valeurs humaines, éthiques et spirituelles. Le matérialisme fait partie d’une « trilogie mortifère » avec le racisme et le mercantilisme.
Application au Congo.
Le matérialisme appliqué au Congo se manifeste dans la fétichisation des minerais stratégiques : cobalt, coltan, or, uranium sont traités comme des commodités à extraire à n’importe quel coût humain. Les oligarques miniers refusent le rapatriement des capitaux, privant l’État congolais de tout budget opérationnel. L’exemple de Hunter Biden — ayant facilité la cession d’une mine de cobalt congolaise à un conglomérat chinois — illustre comment le matérialisme des élites mondiales, toutes couleurs politiques confondues, se traduit concrètement en spoliation. Les entreprises transnationales « reconduisent les paradigmes de la néantisation » en traitant les vies congolaises comme des coûts externalisés.
Impact.
Le matérialisme fonde la logique économique qui rend la guerre rentable : tant que le pillage génère des profits supérieurs à tout scénario de paix, la paix n’est pas dans l’intérêt des acteurs dominants. Il disqualifie tout projet de développement endogène et pérennise la dépendance du Congo à l’égard des marchés financiers internationaux.
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