Dans son intervention dans , Jean-Pierre Mbelu alerte sur l’absence de conscience historique chez de nombreux Congolais, ce qui les empêche de décrypter les dynamiques profondes qui secouent leur pays, et donc de voir qu’un certain nombre d’acteurs, notamment« Joseph Kabila », s’inscrit dans une continuité historique de prédation extérieure.
Il rappelle que le Congo fait face à une « guerre d’infiltration » et de basse intensité, active depuis les années 1990, voire depuis le XIIIe siècle concernant certaines velléités expansionnistes voisines (notamment rwandaises). Cette guerre utilise des proxies pour conquérir les terres et les ressources congolaises, en convergence avec des projets géostratégiques étrangers visant à mettre la main sur le sous-sol du pays.
Mbelu dénonce également la vision du « Congo comme un gâteau », pour illustrer une dérive politicienne où la « particratie » pousse chaque acteur à réclamer sa part du gâteau national au lieu de servir l’intérêt supérieur de la nation. Cette fragmentation interne facilite la mainmise des prédateurs extérieurs.
Face à ce constat, il plaide pour la nécessité d’un souverainisme congolais authentique et rassembleur. Ce souverainisme doit transcender les clivages partisans et les divisions secondaires. Et appelle à une unité dans le respect des différences, priorisant la conquête d’une indépendance politique et économique réelle.
