Signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba, cet accord est paraphé par 11 pays de la région des Grands Lacs plus l’ONU, l’UA et la SADC. Il vise à traiter les « causes profondes » du conflit à l’Est de la RDC : réforme de l’armée, de la justice, décentralisation, et engagement des pays voisins à ne pas soutenir de groupes armés.
Impact sur le Congo et les Congolais :
L’accord-cadre d’Addis-Abeba est souvent présenté comme la réponse internationale à la prise de Goma par le M23 en novembre 2012. Il a conduit à la création de la Brigade d’Intervention de l’ONU (résolution 2098), première force de l’ONU autorisée à mener des opérations offensives, qui contribuera à la défaite militaire du M23 fin 2013.
Mais le Collectif des Intellectuels Congolais a immédiatement dénoncé cet accord, estimant qu’il légitimait une tutelle internationale sur la souveraineté congolaise. Sur le terrain, les engagements des voisins n’ont pas été tenus : le Rwanda accueille les cadres du M23 défaits, préparant leur retour.
Articles ingeta.com associés :
• « Accord de Addis-Abeba : La position des Intellectuels congolais » — dénonciation virulente de l’accord comme instrument d’aliénation de la souveraineté congolaise.
• « La résolution 2098 et l’effondrement du monopole de l’État congolais » — analyse comment l’accord a paradoxalement affaibli l’État congolais en normalisant l’intervention extérieure.