Signé le 30 juillet 2002 par Joseph Kabila et Paul Kagame sous la médiation du président sud-africain Thabo Mbeki, l’accord de Pretoria est un accord bilatéral RDC-Rwanda. Le Rwanda s’engage à retirer ses quelque 20 000 soldats du territoire congolais en échange d’un engagement international à démanteler les milices hutues Interahamwe et les ex-FAR réfugiées en RDC.
Impact sur le Congo et les Congolais :
Cet accord a permis un retrait partiel et symbolique des troupes rwandaises, perçu comme une avancée diplomatique majeure. Mais le mécanisme prévu — regrouper les combattants hutus, les désarmer, puis les rapatrier au Rwanda sous supervision MONUC dans un délai de 120 jours — n’a jamais été pleinement exécuté.
Le Rwanda a conservé un prétexte permanent : la présence des FDLR sur sol congolais justifie toutes ses interventions ultérieures, directes ou par proxies interposés. Pour les populations de l’Est, Pretoria a matérialisé la logique d’otage : la RDC est tenue responsable de neutraliser une menace rwandaise qu’elle n’a pas créée.
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