Signé le 10 juillet 1999 à Lusaka (Zambie) par la RDC, l’Angola, la Namibie, le Zimbabwe, le Rwanda et l’Ouganda, cet accord de cessez-le-feu vise à mettre fin à la Deuxième Guerre du Congo. Il prévoit l’arrêt des hostilités dans les 24 heures, le retrait des forces étrangères, le désarmement des groupes armés, la libération des prisonniers et l’instauration d’un dialogue intercongolais inclusif.
Impact sur le Congo et les Congolais :
L’accord de Lusaka est le premier grand cadre multilatéral censé réguler une guerre impliquant six pays africains sur sol congolais. Il a eu le mérite de reconnaître l’agression extérieure et d’appeler au respect de l’intégrité territoriale de la RDC.
Cependant, ses mécanismes de mise en œuvre sont restés lettre morte : ni le Rwanda ni l’Ouganda ne se retirent immédiatement, les groupes armés hutus (Interahamwe, ex-FAR) ne sont pas démobilisés, et le dialogue intercongolais prévu tarde à s’ouvrir.
Lusaka symbolise une architecture de paix construite sur du sable : les pillages des ressources minières de l’Est continuent sous couvert de belligérance persistante.
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