Par Bénédicte Kumbi Ndjoko
Il est pour moi tout à fait extraordinaire que l’on ait laissé Azarias Ruberwa polluer le débat public congolais depuis autant d’années.
Derrière l’habit d’homme politique congolais ou encore de pasteur, se cache un être corrompu. Ni la fonction d’avocat, ni le titre d’ancien vice-président du Congo ne sauraient effacer cette réalité.
Non seulement, Ruberwa devrait être traité comme un paria mais si d’aventure sa voix réussissait à filtrer nous devrions tous nous boucher les oreilles et les rouvrir quand un juge compétent parlera.
Parce qu’il n’a pas subit le sort d’un Radovan Karadzic, ancien dirigeant politique des Serbes de Bosnie, d’un Charles Taylor chef d’une rébellion puis chef d’État civil du Liberia ou encore d’un Hans Frank gouverneur général de la Pologne occupée durant la Deuxième Guerre mondiale, celui-ci croit de manière arrogante qu’il est une autorité morale que l’on doit prendre en considération.
Pourtant, il suffit de lire et de réfléchir le Rapport Mapping de l’ONU (1993-2003); le Rapport intérimaire du Groupe d’experts (Mai 2001), document S/2001/421; le Rapport final du Groupe d’experts (Octobre 2002), document S/2002/1146; le Rapport de suivi du Groupe d’experts (Octobre 2003), document S/2003/1027; le Mémoire officiel de la RDC auprès de l’ONU (Octobre 2002), additif S/2001/1156 pour comprendre à qui nous avons affaire.
Aussi, n’est-il pas temps que des personnes, comme M. Ruberwa, soient fermement et irrévocablement condamnées par la cours de l’opinion publique, en attendant une vraie justice? Non seulement, il devrait être traité comme un paria mais si d’aventure sa voix réussissait à filtrer nous devrions tous nous boucher les oreilles et les rouvrir quand un juge compétent parlera.
BK Kumbi